Amiens

Capitale régionale de la Picardie

Chef-lieu de la Picardie et du département de la Somme, célèbre pour sa cathédrale gothique, Amiens compte plus de 130 000 habitants, et son agglomération, plus de 160 000 .


Amiens en 1597 - Amiens en 1597

Visiter Amiens

Célèbre pour sa cathédrale gothique classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1981, Amiens bénéficie du label des Villes et Pays d’Art et d’Histoire depuis 1992.

A quelques pas du centre ville, les hortillonnages (de hortillons, maraîcher en picard) s’étendent sur près de 300 hectares. Ces jardins entourés d’eau ont été gagnés sur des marais à l’époque gallo-romaine. Les parcelles de terre sont entrecoupées de canaux, les « rieux », on y circule en barque à fond plat ou barques « à cornets ». Le marché des hortillons se tient encore de nos jours, quai Parmentier, tous les samedis matins


Amiens, le Parc Saint-Pierre - Le Parc Saint-Pierre Crédits : François et fier de l'être, Creative Commons

Le prestigieux Musée de Picardie figure parmi les plus beaux musées de France. Ses collections (vestiges archéologiques et médiévaux, œuvres d’arts, peintes ou sculptées) font du musée d’Amiens un résumé de l’histoire locale et de la culture occidentale.

Chaque année le Festival international des arts de la rue enflamme le cœur de la métropole picarde. Pendant 2 jours, comédiens, musiciens, artistes de cirque et danseurs s’approprient

l’espace urbain et permettent au public de redécouvrir sa ville.

À voir aussi :

La tour Perret, repère de la ville


La tour Perret à Amiens - La tour Perret à Amiens Crédits : N.Derycke, Creative Commons

Le beffroi d’Amiens

Le Jardin des Plantes d’Amiens

Suivre les pas de Jules Verne à Amiens

Les usines textiles d’Amiens

Histoire de la ville

XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles

En 1750, Amiens est une ville importante installée sur la rive gauche de la Somme et fortifiée.

La citadelle, sur une base ancienne, est essentiellement une œuvre commandée par Henri IV à la suite de l’investissement de la ville d’Amiens par les espagnols en 1597 ; elle surveille le Nord, longtemps appartenance espagnole.

Entre ville et citadelle une multitude de canaux qui renvoie aux hortillonnages, installés sous Rivery et Saint Maurice.

Rareté des moulins à eau (2 sous Saint Maurice, 2 au Petit Saint Jean), un moulin à vent au dessus de Rivery.

À droite, la confluence de la rivière Selle avec la Somme ; c’est la Hotoie, une fontaine.

Au XVIIIe siècle une promenade est aménagée par les intendants (dont Chauvelin) selon les règles des jardins à la Française.

C’est l’époque où il est question d’un canal de la Somme , de Saint-Quentin à Abbeville ; sur la carte Cassini c’est une ébauche de part et d’autre de la cité. Le canal fut creusé entre 1770 et 1843.


Amiens, carte de Cassini - Amiens, Carte de Cassini

L’Amiénois est coupé en deux par la large vallée de la Somme, vallée accueillant de nombreux villages et deux bourgs : Corbie , célèbre pour son abbaye, et Picquigny.

Seul l’aval de la rivière est occupé par une zone humide. Les vallées descendent du plateau sud vers le fleuve Somme, toutes occupées de villages et, pour la Selle en particulier, d’un dense semis de moulins à eau. Sur les hauts des villages, des bois, surtout au sud, dessinent le relief.

Les hauteurs Nord sont, d’abord, vides de villages. De nombreux moulins à vent et villages et moulins à eau longent la rivière Hallue.

Deux champs de bataille s’y trouvent. Au dessus de Camon, à l’est, c’est le camp où les français se rassemblèrent avant la bataille de 1597.

À l’Ouest, près de La Chaussée (dite Tirancourt aujourd’hui) l’autre champ de bataille, dit Camp de César, n’est autre que l’oppidum mis en évidence par R. Agache dans son ouvrage sur la Somme antique. L’actuel musée de Samara est à ses pieds.

Un réseau de routes bien tracées, pavées, sort d’Amiens pour atteindre Saint-Omer, Cambrai, Saint-Quentin , Paris, la mer. Il reprend, sans le suivre, le réseau de voies antiques, dense autour d’Amiens.

XIXe siècle

Le XIXe siècle industriel profite au développement d’Amiens qui s’étend au delà de ses remparts médiévaux et se modernise. Sur les parcelles des Hospices d’Amiens, éloignés des faubourgs de Saint-Honoré et Saint-Acheul, nait le quartier Henriville. La rue de la République est créée, et devient la rue du pouvoir et du savoir, avec l’érection de la bibliothèque municipale et du musée de Picardie, ainsi que l’installation de la Préfecture.


Cirque d’Amiens vu par Megathud - Cirque d'Amiens vu par Megathud

  • 1802 : Signature de la Paix d’Amiens
  • 1833 : Première utilisation du métier Jacquard
  • 1836 : Création de la Société des Antiquaires de Picardie
  • 1848 : Inauguration de la ligne de chemin de fer Amiens-Boulogne, qui prend place dans les anciens fossés. Ce progrès modifie la géographie de la ville, qui tourne désormais le dos à la Somme, à l’instar de l’Hôtel de ville qui transfert son entrée de la place au fil, vers l’actuelle rue des Trois-cailloux.
  • 1861 : Création de la Société Industrielle d’Amiens
  • 1866 : Epidémie de choléra, 1636 morts
  • 1870 : Amiens est occupée par les Prussiens. La citadelle résiste plusieurs jours.
  • 1889 : Achèvement de la construction du cirque
  • 1893 : Grève générale des tisseurs et teinturiers
  • 1900 : Fondation de l’Amiens athlétic club


Amiens, la Place Gambetta vers 1905 - La Place Gambetta vers 1905

XXe siècle

  • 1914, ville de l’immédiat arrière-front durant la Première Guerre mondiale , Première GuerreMondialeAmiens est occupée en septembre. De 93 000 habitants à l’entrée en guerre, la population passe à 110 000 pendant le conflit du fait de la présence des troupes alliées.
  • 1917, 25 grèves sont organisées contre les lourdes privations de gaz, charbon et pain. qui engendrent plusieurs grèves, 25 rien que pour l’année 1917.
  • mars 1918 , une vague de bombardements intense qui détruit la gare du Nord, les Nouvelles Galeries et la Halle aux blés, entraîne l’évacuation de la population, et de la municipalité qui se réfugie à Neufchâtel-en-Bray (Seine-Maritime). À la fin de la Première Guerre mondiale , on dénombre 7 000 maisons détruites et 3000 endommagées, auxquelles s’ajoutent les pillages.
  • 1924 : l’État rejette la demande de dommages de guerre d’Amiens.
  • 1942 : Premiers plans de reconstruction échafaudés par les militaires allemands et l’architecte français Pierre Duffau.
  • 19 mars 1966 : Inauguration par André Malraux, ministre des Affaires culturelles, de la Maison de la Culture d’Amiens .
  • 1967 : le 21 octobre, une manifestation est organisée contre la Guerre du Vietnam.
  • 1968 : Alors que la Maison de la Culture d’Amiens avait accueilli le ministre de l’Éducation nationale Alain Peyrefitte en mi-mars 1968, à l’occasion d’un colloque sur l’éducation, les étudiants amiénois emboitent le pas des événements parisiens en défilant les 6 et 7 mai. Les ouvriers de la Somme rejoignent le mouvement de contestation le 17, tandis que le lendemain, les cheminots de Longueau bloquent les aiguillages. Les ouvriers de Férodo occupent leur usine à partir de 20 mai pour cinq semaines. Sans connaître d’affrontements comparables aux nuits parisiennes, la ville est rapidement paralysée : l’absence de collecte des déchets ménagers donne aux rues des odeurs nauséabondes, et le département est à court d’essence à partir du 22. Face à ce mouvement de gauche, l’extrême-droite ne reste pas absente : alors que des militants avaient lancé un engin explosif sur la permanence communiste de la ville le 23 décembre 1967, des membres d’Occident s’opposent aux étudiants le 21 mai, devant le cinéma Picardy. Dans la nuit du 27 au 28 mai, les étudiants tentent de prendre la Maison de la Culture. Au lendemain de l’allocution de De Gaulle, ses partisans amiénois défilent le 31 mai, tandis que la reprise s’engage la semaine suivante. La Loi Faure promulguée, l’Université d’Amiens est créée le 26 octobre suivant.

Habitat


L’amienoise, maison ouvrière typique - l'Amienoise, maison ouvrière typique Crédits : CRDP d'Amiens

L’amiénoise est une maison du XIXe siècle : elle est intrinsèquement liée à l’extension de la ville pendant et après la révolution industrielle.

Maison traditionnelle des faubourgs, en brique et à un étage. L’amiénoise simple comprend une fenêtre au rez-de-chaussée et à l’étage, la double deux fenêtres à chaque niveau. Elle est construite sur une parcelle de quelques mètres de large mais en revanche très profonde, formant des cœurs d’îlots verts et des quartiers peu denses.

Dans la basse ville, les façades utilisent largement le bois, en colombages ou en bardage.

L’amiénoise répond au besoin de logements lors de la révolution industrielle du XIXe siècle. Pour marquer les distinctions sociales en vigueur, les maisons sont toutes semblables, jamais identiques.

L’employé dispose d’une petite maison de brique à un étage, avec combles et cave. L’entrée unique donne sur la rue et ouvre sur un long couloir desservant les pièces d’habitations : salle de réception sur rue, cuisine dans le fond. Un décrottoir près de l’entrée rappelle que chaque Amiénois était alors jardinier amateur. Derrière la maison, un long jardinet étroit sert de cour intérieure.

Le cadre moyen, le contremaître disposent d’une maison plus cossue, avec parfois une porte cochère qui ouvre sur une cour intérieure pavée. La maison s’élève désormais sur deux étages, et les combles peuvent accueillir le logement de la bonne. L’entrée se fait sous le porche et ouvre sur de grandes pièces, salons de réception, salles... 

Les bâtiments officiels ou hôtels particuliers utilisent régulièrement des façades en brique sur un socle en grès, agrémentées de pierre pour les encadrements de fenêtres et de portes. Le quartier des chanoines, au pied de la cathédrale, présente des façades exclusivement en pierre.

Quelques Amiénois célèbres

André Billy

Paul Bourget

http://www.encyclopedie.picardie.fr... Édouard Branly

Albéric de Calonne

Choderlos de Laclos

Germaine Dulac

Duméril, André Constant

Roland Dorgelès

Pierre Garnier

Jean-Baptiste Gresset

Robert Mallet

Jules Verne

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia ; Padé

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