Accidents de circulation en Picardie

Un pourcentage lié à l’importance du réseau routier rural

En 2011, le nombre d’accidents de la circulation en Picardie se répartissent ainsi : dans l’Aisne 345 dont 14,2% mortels, dans l’Oise 432 dont 14,1% mortels et dans la Somme 583 dont 8,1 mortels (source Insee).


Accident de la route : in memoriam

Il est désormais possible d’évaluer la dangerosité des routes de France. L’Observatoire national interministériel de sécurité routière publie depuis 2001 le classement des départements les plus dangereux.

L’indicateur d’Accidentologie Locale (I.A.L.) est calculé en fonction du nombre de tués sur les routes. Il prend en compte l’importance du trafic et sa répartition entre les différentes catégories de réseaux (autoroutes, rase campagne, zones urbaines). Plus l’indice est élevé, plus le risque est grand.
On constate que les routes départementales sont les plus dangereuses, les autoroutes les plus sûres.

Ceci explique pourquoi les départements ruraux sont souvent les plus mal positionnés.
Sur ce tronçon axonais représenté sur la photo, anodin en apparence, 80 à 120 accidents graves par milliards de km parcourus ont été répertoriés entre 2000 et 2002.

Le département de la Somme, à dominante rurale, se trouve en 31e place du classement national. 

Les taux moyens sur les différents réseaux sont les suivants : autoroutes, 12 accidents graves par milliard de kilomètres parcourus ; routes nationales à caractère non autoroutier, 44 ; routes départementales : 81 accidents graves par milliard de kilomètres parcourus.
C’est pourquoi, au début des années 2000, le Conseil général de l’Aisne, avait décidé de placer sur le bord des routes du département autant de silhouettes noires, mannequins factices en bois, que de morts et de blessés recensés.

Les « points noirs » routiers ne sont pas toujours où l’automobiliste le croit.

Les alignements d’arbres


Accidentés de la route : les arcbres responsables ?

Les alignements d’arbres au bord des routes connaissent une longue histoire.
Henri II, en 1552, recommandait « de faire planter le long des voiries et des grands chemins publics si bonne et si grande quantité desdits ormes que, avec le temps, notre royaume s’en puisse avoir bien et suffisamment peuplé ».

Imposée par le pouvoir politique, adoptée pour l’esthétique et pour le confort du voyageur que les arbres abritent, la coutume perdure au cours des siècles.

On estime à 3 millions le nombre d’arbres au bord des quelques 35000 km de grandes routes en France en 1895.

Les communes plantaient aussi des arbres le long des chemins pour assurer une source de revenus complémentaire.

Avec le développement de l’automobile, les nombreux accidents causés par les arbres en bordure de route amènent les décideurs à prendre des décisions.

Lors de la table ronde sur la sécurité routière en 1970, il est reconnu que la présence d’arbres sur le bord des chaussées est un facteur de risque supplémentaire d’accident de la route.

250000 arbres peuplent encore le bord des voies nationales en 1985.

La multiplicité des statuts des routes sur le territoire français rend difficile le consensus. Certains recommandent encore l’abattage, d’autres souhaitent élargir les routes pour permettre conserver des plantations, non sans avoir équipé le bord des routes de glissières de sécurité. 

Le danger pour l’automobiliste n’est pas la seule cause de la disparition de ces alignements d’arbres. À la sortie de la commune de la Chaussée Tirancourt, dans les années 1990, les habitants, se plaignant de la chute des feuilles, ont milité pour l’abattage des arbres centenaires qui bordaient leur propriété et obtenu leur abattage. 


Accidents de la route : les arbres responsables ?

La départementale 917 relie la commune de Nurlu à celle voisine d’Aizecourt-le-Haut, au Nord-Est de Péronne.

Un alignement d’arbres et pas de glissières de sécurité : un automobiliste de plus s’est tué, le 1er mai 2011, après avoir percuté un arbre, sa voiture ayant pris feu peu après.
L’enlèvement des arbres le long de cette route du Santerre se poursuit depuis le début des années 2000.

Contributeur(s) initial(ux)

Picardia

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Vous pouvez aussi laisser un commentaire sur cet article

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?
Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.